Ce que je veux pour mes enfants.

D’un point de vue purement social (prononcez « sociétal » si vous êtes à la page), il serait particulièrement injuste d’accuser notre gouvernement d’inaction. Bien sûr les personnes atteinte de handicap ne se font plus la moindre illusion sur le respect de la promesse 32 du candidat Hollande, bien sûr les sans-abris ont toujours intérêt à compter sur les initiatives privées pour voir leur quotidien s’améliorer, bien sûr beaucoup de choses encore.
Pourtant, dans l’agitation agressive d’une Najat Vallaud-Belkacem, dans les élans réformistes et autoritaires d’un Vincent Peillon, ou dans les mensongères envolées lyriques d’une Christiane Taubira, notre gouvernement agit, soutenu par ses parlementaires, bien-pensance et consignes de vote obligent.

Ouais, grave.

Ouais, grave.

Bien que mus par des motivations différentes (laisser son nom jusqu’à la prochaine réforme, combattre le Mal l’inégalité des sexes, promouvoir le Progrès et que sais-je encore), tous ces grands serviteurs de l’Etat semblent s’accorder sur un point : c’est sur les plus jeunes qu’il faut concentrer toute action, car c’est par eux que passera le Progrès. Ils disposent pour ce faire d’un formidable outil : l’Education nationale.
Nos politiciens ont en effet compris que lorsqu’il s’agit de changer les mentalités, s’attaquer aux enfants présente le meilleur retour sur investissement. Donner à la jeunesse d’un pays une éducation collant parfaitement à l’idéologie qui sévit aux commandes est un des plus sûrs moyens pour cette dernière de se maintenir, comme d’autres l’ont déjà compris et appliqué tout au long du XXème siècle. On désire des jeunes, de toutes origines, qu’ils pensent et agissent comme l’entend le pouvoir, peu importe la nature de cette pensée, ça permettra à tout le monde d’éviter de trop s’angoisser quant à l’avenir.

« Un mouvement social comme ça produit de la conscience politique. Il ne faut pas que cela dure. On est en train de créer des générations de jeunes gens qu’on va retrouver face à nous lors des prochains scrutins. »

L’analyse fine de Captain Obvious d’un ministre à propos de l’opposition au projet de loi Taubira.

Pour comprendre le concept, pas besoin de recourir au running gag des heures-les-plus-sombres-de-notre-Histoire, il suffit de faire appel au modèle éducatif qui a la cote en ce moment, le suédois, celui qui fait crier tout le monde, au génie ou au gender c’est selon.
Dans cette conception de l’éducation dont nos ministres s’inspirent ouvertement, le ministère du preschool est également celui du « gender equality », et prend aujourd’hui en charge 94 % des enfants de 3 à 5 ans, chiffre particulièrement élevé s’expliquant par l’interdiction pure et simple de l’école à la maison, y compris pour « motifs religieux ou philosophiques ». Cette interdiction de l’instruction dans la famille s’accompagne de l’obligation formelle, pour toutes les écoles du pays, à l’inclusion de celles dites libres, d’enseigner exactement le même programme gouvernemental. Les écoles dites religieuses, quant à elles, conservent le droit d’exister -sous réserve du respect du dit programme-, mais perdent celui de faire prier les enfants.

" L’école de la République, c’est quand même là qu’on devient citoyen. Pourquoi, finalement, prive-t-on ces enfants de cette chance de devenir citoyens dans une société normale ?"

Georges Fenech, UMP, sur l’instruction familiale.

Un mouvement similaire -obligation de soumettre tous les enfants à un certain programme touchant de près aux valeurs fondamentales de chacun, au mépris de la volonté des parents-, a également été lancé avec plus ou moins de succès par les gouvernements espagnols et allemands. Des recours ont été formés, et si on attend toujours que la CEDH se prononce sur les dossiers espagnols, celle qui se définit comme « la conscience de l’Europe » a déjà eu l’occasion de décider que l’Allemagne pouvait obliger les parents à soumettre leurs enfants à des cours d’éducation sexuelle dans le but « d’intégrer les minorités et d’éviter la formation de "sociétés parallèles" motivées par la religion ou l’idéologie ». De même et toujours en Allemagne, La Cour a pu valider la condamnation de parents refusant la participation de leurs enfants à des cours obligatoires d’éthique laïque mais a toujours considéré à l’inverse que le caractère obligatoire de cours de culture religieuse viole les droits des parents « humanistes ».
Il s’agit donc de créer un homme nouveau, raccord à l’image qu’on se fait de la société idéale, en écartant du revers de la main les sursauts de volonté individuelle et les textes internationaux. Pour n’en citer que deux, l’article 26.3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » ; et la Convention européenne des droits de l’Homme elle-même, à l’article 2 de son 1er protocole additionnel « L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ».

Voilà enfin l'explication à l'effondrement du niveau scolaire. Pendant ce temps, les langues classiques se meurent.

Voilà enfin l’explication à l’effondrement du niveau scolaire. Pendant ce temps, les langues classiques se meurent.

En France, si le projet de loi Taubira fait parler de lui, les réactions se font beaucoup plus discrètes concernant le « projet de refondation de l’école de la République » de Vincent Peillon qui prévoit notamment d’introduire un enseignement obligatoire de la morale laïque et de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre, selon les vœux de notre Najat nationale.
M. Peillon a pu préciser son projet, expliquant que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social et intellectuel ». C’est dans cette optique que « l’éducation à l’égalité de genre », soit délivrée dès 6 ans « afin de substituer à des catégories comme le sexe le concept de genre qui montre que les différences entre hommes et femmes ne sont pas fondées sur la nature mais historiquement construites et socialement reproduites ».
Le projet supprime par ailleurs les activités habituelles des enfants du mercredi matin (sport, musique, catéchisme, poker…) pour les remplacer par des activités encadrées par l’Etat (les fameux Projets éducatifs territoriaux, portés par des associations subventionnées), pour toujours plus d’égalité dans le nivellement par le bas et vers une soustraction progressive de l’enfant à ses parents au profit d’éducateurs porteurs du dogme de l’Etat.
C’est aussi ça, « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ».

« Dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres. »

Christiane Taubira, Assemblée nationale, 3 février 2013

Les parents qui voudront transmettre leurs valeurs, leur religion ou leurs traditions à leurs enfants se heurteront donc à un projet qui vise à refonder la société via l’école, tout comme le projet Taubira qui refonde la filiation via le mariage, car comme le souligne M. Peillon « la bataille que doit mener l’école est aussi une bataille des valeurs. Nous allons la mener ».

« Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’Etat. »

Laurence Rossignol, sénatrice PS

Le rôle de l’école est est de transmettre un savoir, une base commune de connaissances qui permettront aux enfants d’acquérir les compétences nécessaires au passage à la vie active. Il semble pourtant que la simple évocation de la réalité du monde du travail soit devenue scandaleuse,  la laïcité à la française ne connaissant plus de limites, dans une Education nationale qui a même renoncé à apprendre à écrire ou à compter à un nombre d’enfants toujours croissant.
Mais pourquoi il est vrai s’attarder sur de tels détails matériels alors qu’il est tellement plus simple de formater que de former, quitte à priver les parents, consentants ou non, de tout rôle ?

Ce que je veux pour mes enfants et le rôle de la cellule familiale est de leur transmettre à mon tour ce qui m’a été transmis : un ensemble de valeurs, une religion, une culture et tout ce que mes parents m’ont donné, tout ce qui fait aujourd’hui de moi ce que je suis, un individu fort, pensant, et conscient que ce sont mes racines et mon héritage qui me rendent libre.
Voilà ce que je veux pour mes enfants : au moins autant de chances que moi.
Non mes enfants n’appartiendront pas à l’Etat, pas plus qu’ils ne m’appartiendront à moi ; ils sont sujets et non objets. Ce qui m’appartient cependant, c’est le devoir de leur donner toutes les chances de se construire hors de tout endoctrinement, pour qu’ils puissent un jour offrir ces chances à leurs propres enfants.
Parce que notre héritage ne se limite pas à de l’actif imposable.

About these ads

20 commentaires

  1. Ce billet est tout ce que j’avais envie d’écrire. Merci, c’est limpide, bien documenté, mais glaçant. Cela mériterait même plus d’attention que toutes les lois sur le mariage. On est dans de l’endoctrinement pur et dur là.

    1. Merci.
      Ça me travaillait depuis un moment, et effectivement c’est un phénomène très inquiétant.

  2. Merci pour ton article. Je suis "presque" prof d’histoire géo et d’EDUCATION CIVIQUE (pour l’Enseignement catholique). Ton "coup de gueule" est tout à fait juste, mais va dans un seul sens. Il faut reconnaître que la politique actuelle abuse et assume l’utilisation "totale" de l’école à des fins politiques et idéologiques.
    Il faut cependant reconnaître l’intérêt et l’utilité d’un enseignement générale pour tous afin d’avoir des valeurs communes. Il y a un projet positif à défendre d’un vivre ensemble autour d’une adhésion républicaine dans le respect de chacun et de ses convictions.
    Ce qui m’étonne, c’est que les thèmes de diversité si cher à la gauche mutent en une politique d’uniformité.

    Outre ma modeste nuance, je te dis merci. On oublie trop souvent la responsabilité des parents dans l’éducation et la transmission de valeurs pour le vivre ensemble. La politique d’éducation serait à faire dans les familles et au près des parents.

    1. Merci à toi pour cet apport.
      Je vois en effet une grande différence entre l’apprentissage du "vivre ensemble" (se supporter les uns les uns les autres) ou celui du fonctionnement des institutions via l’éducation civique par exemple et une forme de conditionnement sur les valeurs personnelles, comme la religion ou la famille.

  3. Je me permets néanmoins de faire remarquer que l’école de la République, celle "de Jules Ferry" n’avait pas un autre projet que celle qui est dénoncée là. Le problème est qu’on peut employer le même emballage verbal pour un projet de nature totalitaire destiné à formater en profondeur selon une pensée unique aussi bien que pour un projet visant à faire des enfants de véritables citoyens libres, à même d’accepter l’héritage de leurs parents mais aussi de le refuser s’ils le jugent bon, et surtout, des citoyens adhérant à ce projet collectif qu’est une nation – quel que soit d’ailleurs son régime politique – projet collectif sans quoi la population n’est plus qu’une juxtaposition d’individus n’estimant pas partager quoi que ce fût, un "peuple sans âme [qui] n’est plus qu’une vaste foule". De même, n’est-il pas légitime d’arracher l’enfant aux DETERMINISMES ? Le déterminisme, ce n’est pas l’héritage ou la transmission: c’est le phénomène subi par un individu qui n’a pas d’autre choix que de vivre et se comporter conformément à ce qui lui a été transmis. C’est le contraire de la liberté et de la conscience, que ce déterminisme soit d’origine familiale, clanique, étatique ou autre. Si j’ai des enfants, j’espère bien, par exemple, leur transmettre ma foi et qu’ils y adhèreront non par déterminisme, cad reproduction mécanique et servile, mais parce qu’ils auront su à leur tour rencontrer le Christ, accepter en toute liberté notre legs de parents.
    Où je veux en venir, c’est que ce n’est pas l’emballage qui a de quoi glacer, à la notable exception de la phrase de Mme Rossignol. C’est parce que nous savons ce qu’il y a dedans: le remplacement d’un déterminisme par un autre, la machine Etat mise au service de l’enseignement d’une idéologie et d’une foi uniques, "officielles", par l’écrasement pur et simple des autres, parce que nous savons aussi que cette a-spiritualité moderne n’est pas libre détermination mais aliénation massive des individus, et c’est cela qui est véritablement glaçant. Et c’est d’ailleurs bien à cause de la teneur de cette idéologie moderne, et non par un laïcardisme de principe, que les promoteurs de ce projet attaquent aussi violemment les religions. Ils savent trop qu’il s’y niche des foyers de rejet non pas de leur technique mais bien de leur dogme.

    1. Merci pour ce commentaire très fin et éclairant. En effet il n’est pas difficile de mettre les mêmes mots sur des intentions très différentes.

  4. nordistitudinal · · Réponse

    Sur le rôle de l’école vis à vis des enfants, de leur permettre d’échapper à un prédéterminisme social, on peut juste préciser que ce n’est pas une invention de C Taubira ou L Rossignol.
    On peut remonter très loin, Platon, Hegel… et trouver ça parfaitement critiquable, sur le principe, la proportion que ça prend, aucun souci…
    Sur L Rossignol martelant que les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, c’est fort possible qu’elle l’ait dit.
    Qu’elle est dit/pensé qu’ils appartenaient a contrario à l’Etat, ça me paraît tellement énorme que je peine à y croire.
    Tu me disais sur twitter que ça sortait de Ce soir ou jamais, je n’en trouve aucune trace vidéo in extenso ou en extrait, ça me surprend un peu.
    Et visiblement, ça n’avait pas été relevé par une chroniqueuse de causeur parlant de l’émission
    http://www.causeur.fr/laurence-rossignol-frigide-barjot,22015#
    Mais, vraiment, dis-moi où tu as trouvé cette citation, je suis parfaitement disposé à te coire, et, le cas échéant, ne pourrais que condamner ce genre de propos.

    1. Je t’ai donné toutes les précisions que je pouvais quant au contexte. Il semble cependant qu’il te soit plus agréable de t’acharner sur ce genre de choses que de t’intéresser au fond du problème ou simplement de l’ignorer, celui-ci n’entrant apparemment pas en conflit avec tes convictions profondes.

  5. Eh bien ma belle… Merci pour cette synthèse des enjeux éducatifs du moment. La lecture de l’encyclique de Pie XI sur l’Education chrétienne de la jeunesse (1929, certes) nous apporte quelque réconfort, notamment parce qu’on y trouve une répartition équilibrée des missions éducatives entre la famille, l’Etat et l’Eglise. A creuser.
    On peut aussi s’interroger sur le thème qui réunira bientôt les acteurs de l’école chrétienne "A-ton encore besoin de l’Ecole catholique aujourd’hui ?".
    Ce qui est sûr, c’est qu’après la solidarité, l’éducation a été délaissée par certaines personnes parce que les combats paraissaient gagnés. Dès lors, nous avons laissé les enfants grandir sans trop de repères, pensant que d’autres que nous leur transmettaient une vision de la société que nous partagions. Nous venons de constater, douloureusement, qu’il n’en était rien. Certains parmi nous ont déjà choisi : il faut réinvestir l’Education, comme premier lieu d’engagement, avant la rue, avant l’entreprise, avant tout autre. Ceux qui depuis quelques années ont renoué avec l’engagement social le savent bien. Il y aura un prix à payer, celui de la carrière, celui du confort… mais quelle récompense à venir !
    Bien à toi, M.

  6. nordistitudinal · · Réponse

    chère Zardovoz, désolé, si tu as eu l’impression qu’il m’était "agréable de m’acharner", ça n’a jamais été mon intention : je réagissais à une citation qui entrait en conflit avec mes convictions essentielles ; et l’apposition de cette citation venait atteindre une autre certitude, celle que ton billet bien écrit est très intéressant (il le reste, c’est toujours passionnant, ce qui se passe sous ta plume, en particulier dans ce blog).
    J’essaie de revenir avec des remarques "de fond" sur ton billet, à propos de l’affrontement entre conceptions sur le rôle de l’Etat et du privé (familial/non-étatique).
    Bonne journée
    Fraternellement.
    Z

  7. Par rapport à ton article en lien hypertexte, un commentaire que je ne peux retenir : "le pop à l’ouverture est notre garantie".
    Passée cette blague puérile, merci pour cet article, et pour l’alerte qu’il donne à des gens comme moi non encore concernés par le sujet de l’éducation de la prochaine génération. Je crois qu’il est est de toute façon totalement illusoire de penser qu’un enfant (et même qu’un adulte) peut échapper au déterminisme social. Il est illusoire aussi de croire que les professeurs y ont échappé eux-mêmes et se conformeront au strict message du bouquin écrit par je ne sais quel ponte du redressement de la pensée éducative, sans faire sentir d’une manière ou d’une autre leur adhésion ou rejet à ce message. Quant à cette volonté de laïcisation à tout prix, quel sens a-t-elle ? Peut-on ignorer que la majorité des gens sur terre ont une religion et se priver d’apprendre quel est leur message ? N’est-ce pas justement en ouvrant les perspectives que l’on peut échapper au déterminisme plutôt qu’en voulant porter une pensée unique relevant de l’embrigadement ? Et cette politique ne risque-t-elle pas de renforcer la présence et l’attrait des écoles confessionnelles que l’Etat abhorre (ce qui revient donc pour lui à se tirer une balle dans le pied) ?

    Je suis aussi particulièrement estomaquée d’apprendre que les enfants appartiennent à l’Etat, je pensais que nous naissions libres et égaux en droit dans notre démocratie, mais apparemment non. Ca se passe comment au fait, on doit signer un bail renouvelable pour avoir le droit d’élever les êtres humains que l’on met au monde ? Et le propriétaire assure aussi le changement des couches et le baby sitting quand on en a besoin ?

    Si je comprends bien, nous appartenons donc à une génération qui ne connaîtra jamais els 30 Glorieuses, devra travailler doublement pour permettre aux générations du baby boom de bien vieillir, n’aura pas le droit à une retraite voire sera euthanasiée d’office après 47 à 48 ans passés à travailler, et n’aura pas le droit de regard sur la conception ni sur la croissance de ses enfants ? Pas d’autre clause à ce séduisant "contrat social" ? Je suis pressée que quelqu’un imite ma signature….

  8. Merci Zardovoz pour ce billet de qualité (comme d’habitude).
    Merci @marcguidoni pour la référence à l’encyclique de Pie XI. Dans son encyclique "Mit brennender Sorge" il est possible de trouver aussi quelques "perles" sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants. Il semble que cette encyclique sur la situation de l’Allemagne hitlérienne mette en garde à bien des égards contre une tentative d’endoctrinement par l’Etat de la jeunesse d’un pays.
    Sans céder au "catastrophisme", il faut bien reconnaître comme l’on fait certains commentaires de ce billet qu’il n’y a pas une implication nécessaire entre l’instauration de cours de "morale" à l’école et "endoctrinement", mais il n’en demeure pas moins que c’est bien là un des moyens (privilégiés) d’endoctrinement.
    Reste à savoir quel sera le contenu et le contexte pédagogique de cette "morale laïque"…

  9. […] D’un point de vue purement social (prononcez « sociétal » si vous êtes à la page), il serait particulièrement injuste d’accuser notre gouvernement d’inaction. Bien sûr les personnes atteinte de han…  […]

  10. @zardovoz : Ton billet est brillant, merci !

  11. Qui ne voudrait pas le meilleur pour ses enfants???
    Ceci étant posé croyez-vous vraiment qu’une autre école que celle de la République, disons "libre", serait moins "idéologique"? Que la théorie du genre soit critiquable est une chose mais que penser de celle qui enseigne encore que nos premiers parents (A&E) seraient sortis tout armés de la cruisse de Jupiter alors que ce qu’on connait de l’évolution…??? Ou encore que l’homme est perverti parce que ces mêmes parents premiers auraient "croqué la pomme"??? Quand ça ne va pas jusqu’à prétendre comme sur certains sites internet bien connus que cette faute aurait provoqué le changement d’inclinaison de la terre??? Et que serait le contenu et le contexte pédagogique de cette autre morale issue de cet enseignement dit "libre"????

    1. Il n’est pas ici question de créationisme, d’évolution, de mythologie ou de ponctuation.
      Il est question de la volonté de nos gouvernants, de l’Etat, de se substituer à la famille en général et aux parents en particulier dans le but assumé d’inculquer le Bien et le Progrès.

  12. C’est le modèle sudéois que Vallaud-Belkacem, Taubira et Peillon tentent de nous imposer. Là-bas, un enfant appartient à l’Etat et peut être retiré à ses parents sous les prétextes les plus farfelus, voire sans motif.

    A lire pour se faire une idée précise de ce à quoi nous avons affaire.
    http://www.change.org/petitions/let-our-children-go-for-a-complete-overhaul-of-swedish-family-policy

  13. […] De fait, "les parents qui voudront transmettre leurs valeurs, leur religion ou leurs traditions à leurs enfants se heurteront donc à un projet qui vise à refonder la société via l’école, tout comme le projet Taubira qui refonde la filiation via le mariage…"**, comme le souligne "zardovoz", qui est aussi mère, dans un billet publié le 08/05/13 sur son blog, et intitulé  : "Ce que je veux pour mes enfants" . […]

  14. Bonjour !

    Excellent billet, que je me suis permis de mettre en valeur sur mon blog.

    "Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, Le fruit du sein maternel est une récompense.
    Comme des flèches dans la main d’un homme fort, Tels sont les fils de la jeunesse ;
    Heureux l’homme qui en a plein son carquois ! Ils ne seront pas confus, Quand ils parleront avec des ennemis à la porte", dit le psaume 127v3-5.

    Si "les fils" sont "des flèches", les parents sont "des arcs"(stables) :

    "Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
    L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
    pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
    Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
    Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable".
    (Khalil Gibran. Le Prophète)

    Cordialement.

  15. En lisant cet article on retrouve, un peu différent, la doctrine nazi concernant les enfants et leur famille !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1  873 followers

%d bloggers like this: